dimanche 24 mai 2009

ETUDE SUR LES TERRES COLLECTIVES D’AGADIR ET DE SA BANLIEUE

Al Joumouh des Tribus d’Ahl Agadir, Ahl Mesguina et Ahl Ksima

Première Partie

Avec chaque commémoration de l’anniversaire du tremblement de terre d’Agadir, survenue le lundi 29 Février 1960 à 23 heures 43 mn, les Anciens d’Agadir évoquent le souvenir d’une nuit dramatique et nous pensons avec affliction aux nombreuses victimes et au chagrin de leurs familles impuissantes et prisonnières des éléments apocalyptiques, dans cette nuit la plus sombre de notre vie.

Il y’a tant de souvenirs, tant de témoignages entendus des uns et des autres qu’on avait enfoui en soit, pendant toutes ces cinquante dernières années, pour ne pas oublier ses proches, ses voisins, ses amis et surtout le lieu de notre naissance.

Ce sont les souvenirs dont nous se souvenons durant toute cette long période qui nous sépare de cette malheureuse nuit du 29 Février 1960. Certains sont horribles, d’autres dramatiques, d’autres encore effroyables, avec un blocage émotionnel et des traces corporelles pour la majorité des sinistrés.

Seulement, le tremblement de terre d’Agadir n’a pas fissuré que des murs, il a aussi fissuré la vie et même l’existance de toute la communauté ethnique d’Ahl Agadir. Cette population originaire de Founti, d’Agadir Oufela et de Tildi a été victime dans un passé lointaine, d’agressions des portugais puis de l’occupation des français, ensuite le tremblement de terre et des injustices qui l’avait suivie.

En relatant ce triste épisode de l’histoire de notre ville d’Agadir et de sa banlieue, ou le destin s’est joué du sort de sa population ethnique, nous pouvons conclure que la finalité de cette étude sur les terres collectives d’Ahl Agadir est double :

Rendre un solennel hommage aux victimes comme aux rescapés et leurs descendants à l’occasion du 50émé anniversaire de la catastrophe du 29/02/1960.
Léguer aux générations futures d’Agadir et sa banlieue une mémoire écrite sur la réalité de leur région.

Avant l’instauration de l’Islam au Maroc, on peut dire que la propriété foncière collective s’étendait sur tout territoire rural qu’une collectivité ethnique tribale pouvait occuper grâce à son poids démographique et militaire ainsi qu’aux pactes de délimitation territoriale, notamment pastorale, qu’elle pouvait conclure avec des collectivités tribales voisines.

Avec l’Islam la propriété éminente étant reconnue à la Communauté Musulmane (Oumma) et l’usufruit étant reconnu au détenteur effectif de la terre et donc en l’occurrence à la collectivité tribale, les terres collectives seront considérées comme appartenant dans l’indivision aux collectivités tribales.

Sous le Protectorat française, et afin de contrôler politiquement les collectivités ethniques et de favoriser l’installation de colons européens notamment sur les terres des tribus, l’Autorité du Protectorat soumettra ces tribus et leurs terres à la tutelle administrative de l’Etat, c’est-à-dire en fait à un régime de dépendance absolue, et ce, en vertu du dahir du 27 Avril 1919.






Les terres collectives d'Ahl Agadir, d'Ahl mesguina et Ahl कसिम



Donc, l'histoire de la réglementation des terres collectives «terres ethniques» remonte au dahir du 27 avril 1919 décrété pour régir au Maroc les «aradi al joumouh ». Ce dahir avait rendu ces terrains inaliénables, insaisissables et imprescriptibles grâce à une protection juridique effective par un statut foncier. Parallèlement, une procédure de "traditionalisation" de ces collectivités a été faite au travers d'un "Règlement de partage" fixant uniformément et égalitairement les règles d'accès à la terre. La démarche de cette création institutionnelle s'est basée sur un système d'analyse qui confond normes et habitudes. Les pratiques des paysans du bled « djemââ » étaient en réalité fort diverses et se caractérisaient par la coexistence de plusieurs registres de légitimité.


L'objectif de cette procédure était de retenir la population de ces terres sur leurs terrains pour limiter l'exode rural et les dangers de l'urbanisation। Ainsi, des millions de citoyens marocains ont pu vivre depuis des lustres de leurs terres ethniques, certes dans des conditions météorologiques et infrastructurelles en dessous du minimum vital mais ils ont pu assurer quand même leur indépendance grâce à ces terres qui ont été dotées malgré tout, d'un statut spécifique।

Actuellement, les terres collectives ou encore «aradi al joumouh » sont en voie de disparition. Une tendance nette est apparue au Maroc au début des années 1960 en faveur de la commercialisation de ces terres et ce à cause de l'épuisement du foncier utile dans les grandes villes. Placés sous l'autorité du ministère de l'Intérieur, ces terrains ont été cédés à plusieurs investisseurs immobiliers et hôteliers marocains notamment les groupes Addoha, Al Omrane entre autres. Quant aux ayants droits de ces terres collectives, ils devraient recevoir des indemnités sous forme de lots de terrains et de sommes d'argent.

L'apurement foncier de terres collectives «aradi al joumouh » devrait porter sur une grande superficie en 2008, avait révélé, le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa. On répondant à une question orale à la Chambre des conseillers, le ministre de l’intérieur avait précisé que l'apurement foncier a concerné environ 111.400 hectares entre 2006 et 2007, mais que de telles opérations se heurtaient à la difficulté de délimitation des terres et aux problèmes d’opposition de tierces personnes qui en revendiquent la propriété.

Etant donné, le nombre important de litiges portés en justice par des tierces, selon le ministre qui avait révélé que plusieurs avocats avaient été mandatés pour défendre les intérêts des collectivités traditionnelles.

Le ministère de l'Intérieur « œuvre », avait-t-il dit, « à la préservation de ce patrimoine à travers les opérations de conservation foncière et de délimitation administrative ». Une batterie de mesures sous forme de circulaires avait été adoptée.

Parmi ces mesures : l'élaboration de listes des ayant droits relevant de ces collectivités, d'un guide de location des terres collectives, d'un guide de délégué de la collectivité traditionnelle et la mise en place d'un plan et de programmes d'investissement pour la promotion des collectivités traditionnelles.

S’agissant du statut juridique des terres collectives, M. Benmoussa avait estimé que toute réforme des régimes de ces terres doit prendre en considération leurs spécificités, les intérêts des collectivités traditionnelles et la préservation du patrimoine collectif.

Le ministre avait estime que les terres collectives, jouent un rôle important dans le développement de l'agriculture et offrent une assiette foncière pour la réalisation de grands projets économiques et sociaux.

Fin 2007, et sur la base des contenus du nouveau concept d’autorité sur lequel a insisté Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans son discours historique du 12 octobre 1999 à Casablanca, concernant la considération des intérêts généraux, la conservation des libertés individuelles et collectives et la veille sur la sûreté et la sécurité des citoyens, et suite au plant d’action déterminé par Monsieur le ministre de l’Intérieur à la Chambre des Conseillers। La direction des Affaires rurales (DAR) du ministère de l’Intérieur avait chargée des experts marocains pour réaliser une étude approfondie pour élaborer une vision prospective des terres collectives au niveau national. A commencer par le travail de mise en valeur de ces terres dont la superficie est estimé à 12 millions d’hectares répartis en terres agricoles, forêts, pâturages et carrières. Elles concernent 4.500 collectivités ethniques, regroupant une population de 10 millions de citoyens marocains.

Auparavant, et pour identifier et traiter les dysfonctionnements, la DAR a élaboré une étude analytique suivant deux axes principaux. Le premier a trait au cadre législatif et organisationnel des terres collectives, le second concerne la modernisation des méthodes de gestion des biens collectifs faisant partie des périmètres irrigués. Ainsi, les limites du cadre juridique régissant ces terres devront être relevées, par la définition même de la propriété collective et de la collectivité ethnique qui gagnent à être clarifiées davantage. Le principe, stipulant que ces terres ne peuvent être ni cédées, ni réquisitionnées, a certes permis de les sauvegarder.

D’où la réflexion menée au sein de la DAR pour une meilleure gestion des biens collectifs, publie par Assabah du 13/12/2008, et qui consisteront en la modernisation des outils de gestion au sein de la Direction. Des projets d’infrastructures de base et à vocation socioéducative seront mis en œuvre. Des projets-pilotes seront lancés dans ce sens, à travers des plans de développement des collectivités traditionnelles.

Des expériences d’activités génératrices de revenue ont également été entamées. Un moyen d’intégrer les collectivités dans le processus de planification locale en tant qu’acteurs à part entière. Dans cette perspective, le Fonds des terres collectives a consacré un budget annuellement très important pour la réalisation de projets de développement au profit des collectivités ethniques et la concrétisation des objectifs du programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural.

D’après les Propos recueillis par Hassan EL Arif et publiés par l’Economiste, Mr Hassan Belhedfa, Responsable de la Direction des affaires rurales du ministère de l’Intérieur avait annoncé : «Ce sera l’occasion de faire le bilan de la gestion des terres collectives, d’annoncer les orientations pour l’avenir, de préparer un plan d’action… et que le collectif pastoral n’a pas encore fait l’objet d’une délimitation administrative dans sa totalité…Les terres al joumouh sont régies par des règles coutumières tribales permettant de les répartir aux membres descendants d’une même tribu, fraction de tribu ou douar d’une même descendance. Chaque tribu ethnique gère son patrimoine selon ses propres règles. A la tête de chaque tribu se trouve un conseil des naïbs qui sont élus par la collectivité. Ces responsables s’occupent de la gestion des terres collectives. Afin de les aider dans leur mission, le ministère de l’Intérieur vient d’éditer à leur intention «Le guide de location des terres collectives» et «Le guide du délégué de la collectivité». Il s’agit de documents expliquant le rôle du naïb, ses attributions, le cadre juridique des terres collectives, les modalités d’intervention au niveau de la gestion interne de ce patrimoine… »

Sur la base des arguments précités et dans le cadre des constats historiques locale, nous allons faire le point, d’une part, sur le statut juridique des terres collectives d’Ahl Agadir, d’Ahl Mesguina et d’Ahl Ksima, tout en analysant les spécificités des terres ethniques de cette zone du Maroc et, d’autre part, sur le rôle des collectivités ethniques et des institutions coutumières dans la gestion et la mise en valeur des terres collectives. Notre étude porte donc sur des aspects juridiques et des aspects historiques de la problématique des terres collectives dans la banlieue d’Agadir.

Avant d’entamer la première partie de notre étude sur cette partie de l’histoire d’Agadir et de sa banlieue, nous allons identifier ce patrimoine ethnique et préciser sa consistance matérielle et son état juridique।

Une partie du territoire d’Ahl Agadir au début de l’occupation en 1930।

L’Autorité Administrative de la Protectorat de la France au Maroc avait imposé une loi portant règlement spécial pour la délimitation des terres collectives (Dahir du 18 Février 1924 « 12 Rejeb 1342 » BO 596 du 25/03/1924). Sur la base de cette réglementation les services protectorats compétents avaient procédées à la délimitation des immeubles collectifs suivants :


1। Le terrain dénommé « Terrain Ahl Agadir » d’une superficie de quatre mille neuf cent quarante quatre hectare (4।944 ha) et avait été limité comme suit :
Au Nord : par les Ait Tamraght, depuis Tanoutfi El Hachtoub en suivant deux ravins, jusqu’à la limite du territoire des Ida ou Tanane.
Au Nord-est : par le territoire des Ida ou Tanane, la traversée de l’Oued Tamraght et, par le nord du douar d’Iguer ou Foulous, puis limiter par le ravin « oued Asserssif », qu’elle suit jusqu’au domaine privée de l’Etat et le territoire des Ida ou Tanane.
A l’Est par le territoire des Ida ou Tanane, en traversant la forêt d’Idkane, puis par le territoire Mesguina jusqu’au lieu dit « Inintanout », ensuite par une piste d’Agadir à Tildi et par un sentier de Tildi à l’âzibe de Si Mohamed ben Haj Lahsen Ksimi et ayant comme riverains les Mesguina.
Au sud par l’oued Lahouare depuis l’âzibe de Si Mohamed ben Haj Lahsen Ksimi jusqu’à la mer et ayant comme riverains les Ksima.
A l’Ouest et au Sud-ouest par l’Océan Atlantique et ayant comme riverains le domaine public maritime.
Cette délimitation a été réalisée suite à l’arrêté viziriel du 21/12/1927 (26 Joumada II 1346) et conforment au Dahir du 03/01/1916 et du Dahir du 24/03/1923.

2. L’immeuble collectif dénommé « Ait Hamou I » situé sur le territoire d’Ait Mesguina avec une superficie de 80 hectares environ et avait été limité comme suit :
Nord et Nord-ouest par le domaine forestier.
Sud et Sud-est par l’Oued Lahouare.
Sud-ouest par la piste d’Agadir à Taroudante.
Ouest par le territoire d’Ahl Agadir de B7 au domaine forestier par B8, B9, B10.

3. L’immeuble collectif dénommé « Ait Hamou II » situé sur le territoire d’Ait Mesguina superficie de 75 hectares environ et avait été limité comme suit :
Nord et Nord-est par le domaine forestier.
Nord-ouest par Yghzer ni Gourden
Sud et Sud-est par territoire d’Ahl Agadir de B11 è Yghzer ni Gourden par B12 et B13.
Sud-ouest par le territoire d’Ahl Agadir de 100 mètres.

4. L’immeuble collectif dénommé « Bled Tassila » situé sur les territoires d’Ait Mesguina et d’Ait Ksima d’une superficie de 1.900 hectares environ et avait été limité comme suit :
Nord et Nord-est par le domaine forestier.
Nord-ouest par l’Oued Lahouare puis domaine forestier.
Est par l’Oued El Maacer.
Sud-ouest la piste d’Agadir à Taroudante.

5. L’immeuble collectif dénommé « Bled Rmel I » situé sur le territoire d’Ait Ksima d’une superficie de 50 hectares environ et avait été limité comme suit :
Nord-est par la piste d’Agadir à Tiznit.
Nord-ouest par l’Oued Lahouare.
Sud-est par trik kdima « ancienne piste » jusqu’à la limite du domaine forestier.(dunes).
Sud-ouest domaine forestier.(dunes).

6. L’immeuble collectif dénommé « Bled Rmel II » situé sur le territoire d’Ait Ksima d’une superficie de 375 hectares environ et avait été limité comme suit :
Nord par le domaine forestier (dunes) puis éléments droits rejoignant la piste d’Agadir à Tiznit.
Est par la piste d’Agadir à Tiznit et douar d’Inezgane.
Sud par Douar de tarraste et domaine forestier (dunes).
Ouest par le domaine forestier.(dunes).
Sud-ouest domaine forestier.(dunes)..

7. L’immeuble collectif dénommé « Bled Ait Bou Yahia » situé sur le territoire d’Ait Mesguina Gueblanyine d’une superficie de 375 hectares environ et avait été limité comme suit :
Nord par le domaine forestier.
Est par Assif Ifrades et « Bled Si Boushab et Tinfoul »..
Ouest par Ait Baha et Houara.

8. L’immeuble collectif dénommé « Bled Si Boushab et Tinfoul » situé sur le territoire d’Ait Mesguina Gueblanyine d’une superficie de 1.500 hectares environ et avait été limité comme suit :
Nord par le domaine forestier.
Est par la route d’Agadir à Amskroude puis melk Si Boushab, Séguia Hamia jusqu’à route précitée, puis nord-est de Tamelalt.
Sud par Séguia Assif Ifradés.
Ouest par Assif Ifradés puis Bled ait Bou Yahia.

9. L’immeuble collectif dénommé « Bled Aggafai » situé sur le territoire d’Ait Mesguina Gueblanyine d’une superficie de 200 hectares environ et avait été limité comme suit :
Est Oued Issen.
Sud par Melk Aggafai de l’oued Issen jusqu’au 300 mètres du kerkour 17, Par 19 & 18.
Ouest par le domaine forestier.
Ces délimitations ont été réalisées suite à l’arrêté viziriel du 03/03/1928 (11 Ramadan 1346) et conforment au Dahir du 03/01/1916 et du Dahir du 24/03/1923.

Notre étude, relève sur le plan administratif de la région Souss-Massa-Draa, l’une des 16 régions que compte le Royaume du Maroc. Elle couvre 70 880 km2, soit presque 10% de l’espace du Royaume, pour une population qui dépasse les trois millions d’habitants (recensement de l’année 2004) ; qui se répartit en 7 provinces et préfectures et en 239 unités administratives (communes rurales et communes urbaines). Cependant, pour des raisons de dépendance ethnique, nous avons limité notre étude au pôle du Grand Agadir et de sa banlieue et, les conséquences exceptionnels de l’évolution historique de l’occupation des terres collectives d’Ahl Agadir, d’Ahl Mesguina et d’Ahl Ksima.

lundi 27 avril 2009

LA PECHE A AGADIR ET A LA REGION DU SOUSS

Les souvenirs que je garde sont les bons contacts humains avec tous les usagers du Port d'Agadir, dus certainement à la confiance et au respect qu'ils me témoignaient, mais aussi à l'écoute et la crédibilité de la part de ma hiérarchie et la confiance dont elle m'a créditée Mr TIJANI, Mr HACHAM, Mr ITTOCHANE, Mr RANDAZO, Mr YOUSSEFI, Mr ASLANI et Mr KHALIL.

J'évoque ici une grande personnalité et une grande figure de la pêche à Agadir, le premier marocain ayant exercé le métier de patron de pêche, et premier armateur de pêche marocain, en l'occurrence Mr. Hadj LARGO, précurseur d'Agadir Founti et président du syndicat des armateurs. Je rappel son crédot depuis longtemps de laisser la pêche aux hommes de la mer, et que les sociétés étrangères construisent des usines de transformation et de congélations.

En effet, la pêche en tonnage devenu au fil des années de moins en moins conséquente quantitativement et qualitativement dû aux sociétés japonaises, coréens, espagnoles et russes, pratiquant des techniques destructives et double tonnage péchés.

La zone de la baie d'Agadir était du plus haut point propice à la pêche. La côte se prolonge d'abord vers le sud-ouest, avec les mêmes physionomies qu'au Nord-est d' Essaouira.

Les terrasses sous-marines sont vase- sablonneuses étaient pourvues d'une faune considérable. Les sardiniers de Casablanca, d'Essaouira et principalement de Safi venaient tous les ans faire leurs saisons de pêche à la sardine et aux thons.

Les chalutiers du nord du Maroc venaient parfois aussi recueillir de gros merlans et aussi d'autres espèces par des fonds de plus de 150 mètres. On pêchait aussi des crustacés (homards, langoustes et langoustines).

La pêche à la ligne était exclusive sur la côte où en mer, mais aussi on capturait à la main les soles et crustacés à la foëne. Les types de pêche on y employé le tramail, l'épervier, le palangre, masse-casier, le chalut et la senne, sans oublier la ligne de fond.

Si l'on excepté la baie d'Agadir avec son port abritée contre les vents du nord par le CapGhir, mais ouverte quant aux brises de l'ouest et du sud-ouest en hiver, la région d'Agadir possédait des points de débarquement de poissons par des canots à rames, comme TIGHERT, AGHROUD, ABOUDA, TAGHAZOUT, TAMRAGHT, TARRASTE, TIFNIT….

Les poissons recueillis étaient innombrables et généralement de belle taille (Bar, Pageot, Dorade, Ombrine, Tassergalt, Calamar) mais aussi les thonidés comme le thon rouge, bonite, melva, listao et bacorette. La raie et la baudroie étaient dédaignées.

Au début, les apports étaient vendus sur la plage et principalement à "Aftasse de Founti", à proximité de la jetée des Saadiens. Une partie du produit est destinée à la consommation locale et l'autre partie était commercialisé vers d'autres régions du Maroc et même vers l'ouest de l'Algérie par l'intermédiaire du transport des chameaux.

Les poissons industriels avaient commencés à Agadir au début de l'année 1945 par l'exploitation de 36 Ateliers de salaisons, essentiellement des sardines et des anchois implantés principalement sur la plage de la baie d'Agadir. Ce type de l'industrie de poissons avait connue une régression pour laisser la place aux usines de conserves à l'huile, à la fin de l'année 1952 seulement trois unités de salaisons étaient opérationnels contre 60 unités de conserves de poissons.

Suite aux résultats optimaux de l'activité du secteur de la pêche maritime dans le Port d' Agadir au cours de l'année 1970, les puissances internationales s'intéressaient aux poissons du sud marocain. Une commission du syndicat professionnel des armateurs à la pêche industrielle d'Agadir en visite à Las Palmas au mois de Janvier 1979 avait constatée que 1.680 bateaux de pêche sont basés au Port de Las Palmas, et la majeure partie de leurs captures provenaient des côtes du sud du Maroc "Agadir à Dakhla"

Ces bateaux sont de nationalités différentes :
400 bateaux russes jaugeant chacun de 1।000 à 1।500 tx
300. bateaux coréens et chinois jaugeant chacun de 300 à 500 tx
400 bateaux japonais jaugeant chacun 1.000 tx
050 bateaux italiens jaugeant chacun de 300 à 500 tx
020 bateaux français jaugeant chacun de 300 à 500 tx
300 bateaux espagnols jaugeant chacun de 300 à 500 tx
070 bateaux canariens jaugeant chacun de 50 à 150 tx
060 bateaux de diverses nationalités jaugeant chacun de 200 à 800 tx
080 bateaux de sociétés marocaines et étrangères
Plus des bateaux usines russes et japonais।

D'après le rapport précité, il a été débarqué en 1977 à Las Palmas 3।380।000 tonnes de poissons se composant de thonidés, de céphalopodes et poissons pélagiques, à qui les statistiques espagnoles ajoutaient 1/3 représentant le poisson transbordait dans le Port sans aucun contrôle, ce qui portait le total du poisson pêché en 1977 dans cette région à 4.500.000 tonnes

Cependant le secteur de la pêche maritime appréciable dans le contexte économique souffre depuis quelques années déjà d'un grand nombre de lacunes et déficiences qui ont abouti, à long terme, à une situation s'aggravant de plus en plus. A maintes reprises la sonnette d'alarme fut tirée, par les professionnels, pour attirer l'attention des responsables sur un tel état de fait et particulièrement sur le déficit enregistré dans le domaine de la pêche, naguère florissant, et qui se répercute sur l'ensemble du pays.

La première réaction officielle se matérialise dans la visite effectuée à Agadir, au cours de l'année 1980, par le Premier Ministre Mr. MAATI Bouabid, et au cours de laquelle il prononça un discours et dont lequel il s'engage de concentrer ses efforts sur les objectifs suivants, dans un délai très court :
1°) Renforcer la présence de la garde et la surveillance côtière.
2°) Réalisation d'un programme de renforcement des infrastructures, en particuliers dans le domaine frigorifique.
3°) Réorganiser la commercialisation du poisson tant en ce qui concerne la consommation interne qu'en ce qui concerne le poisson industriel
4°) Améliorer l'efficacité des organismes régionaux et nationaux de gestion maritime.

Au début de l'année 1990, le secteur des pêches maritimes à Agadir était une composante essentielle de l'économie de la région du Souss, et aussi de l'économie nationale à travers sa contribution à l'autosuffisance alimentaire, à l'amélioration de la balance financières et la création de nouveaux emplois.

La situation du secteur à cette période comprenait :
Une flotte de :
234 sardiniers occupant 7.200 salariés (marins-pêcheurs)
274 chalutiers occupant 4.110 salariés (marins-pêcheurs)
096 palangriers avec 768 salariés (marins-pêcheurs)
872 chalutiers congélateurs pour 20.928 salariés (marins-pêcheurs)

Les industries de transformations et les activités annexes comptaient :
19 usines de conserves de poissons qui employaient plus de 3.000 salariés
08 usines de congélation avec 1.400 employés
09 usines de sous-produits qui employaient 500 employés directs
Plusieurs activités annexes comme chantiers navals, fabriques de glaces, entrepôts frigorifiques et autres qui employaient plus de 3.000 personnes.

Les apports annuels moyens de poissons débarqués au Port d'Agadir sont de l'ordre de 130.000 tonnes, dont 100.000 tonnes de poissons pélagique. L'industrie de transformation absorbe annuellement plus de 80% du poisson pélagique.

Le secteur des pêches maritimes offre d'importantes potentialités en matière d'investissements et d'emplois. Cependant, deux chiffres illustrent le dynamisme de se secteur au cours de l'année 1990, à savoir :
- Pêche côtière : 12 bateaux d'une valeur de plus de 18 millions de Dhs ont été mis en service créant ainsi 360 postes de travail directes.
- Pêche hauturière : 37 unités de pêche importées pour l'équivalent de 802 millions de Dhs, ont permis de créer 404 postes de travail directes।

Il y a lieu de signaler qu'un nouvel emploi en mer induit automatiquement trois autres postes de travail à terre, d'où la possibilité de générer des milliers de postes de travail à l'avenir.

Les statistiques de l'année 1992 démontraient la chute des prises। Les unités de pêche d'Agadir sont obligées de fréquenter les zones sahariennes faute de poissons dans la région d'Agadir।

Depuis plusieurs années et près des côtes, les chalutiers toutes catégories confondues travaillaient sans discontinué, et ne respectaient pas les zones de pêche interdites, ainsi que la mise en place des tramails (filet maillant de fond, fixe et dérivant de surface), cette pratique favorisait la destruction des espèces au lieu de faciliter un repeuplement naturel.

Il était important de prendre des mesures de protection pour les espèces qui ont une tendance naturelle à se multiplier. Il était indispensable de remettre en service les gardes-pêche, avec une surveillance aérienne, ce qui permettrait à la faune de se reproduire, sinon ce sera l'agonie pour l'avenir de la pêche en général et la disparition des pêcheurs à la ligne, sans oublié tous les villages limitrophes qui vivent du produit de la pêche.

lundi 31 mars 2008

AHL FOUNTI D'AGADIR: LETTRE DES "AIT FOUNTI"

AHL FOUNTI D'AGADIR: LETTRE DES "AIT FOUNTI"

jeudi 13 mars 2008

TRISTE ANNIVERSAIRE DE LA GRANDE CATASTROPHE


En ce 29 Février 2008, on commémorera le 48éme anniversaires de la grande catastrophe qu’avait connue les habitants de la ville d’Agadir et dont quelques rescapés, continuent à vivre de ce souvenir devenu un accompagnateur quotidien, avec sa vision d’images d’horreur gravées dans leurs mémoires, peut être pour inciter à ne jamais oublier notre charmante ville et ses 25.000 morts, sur une population multiconfessionnelle de 54.000 habitants.


Notre quartier de FOUNTI le lendemain de la catastrophe


C'est vrais que c'est le 48éme anniversaire du drame qui avait détruit notre ville, c'est vrais aussi que des murs sont tombés et d'autres en été construit pour les remplacés, c'est juste aussi que la ville d'Agadir est devenue une grande ville touristique moderne. Mais, vrais aussi qu’il y’a 48 ans qu'une grande partie des rescapés du quartier de FOUNTI, entre autres, vivant dans l'angoisse de leur passé. Ayant perdu, non pas des maisons, mais des membres de leurs familles, leurs amis d'enfance, et surtout leur lieu de naissance.


Ce qui reste du terretoire au quartier de FOUNTI


Oui, une grande partie de ces pauvres vivent toujours de pénible moment sans que personne ne vient à leurs aides, personne pour les soulagés durant toute cette long période de 48 ans. Oui la ville d'Agadir est devenue neuve, avec de jolis bâtiments et de magnifiques hôtels, mais on avait oublié les pauvres rescapés qui continuer à habiter toujours des bidonvilles ou de louer des maisons de fortin. Oui, c'est vraiment impossible de parler du passé de la ville d’Agadir sans évoquer le sort de ces pauvres gens.

Les opérations de sauvetage par les habitants eux-même.

A l’occasion de ce sinestre anniversaire, nous soulignons qu’une large majorité des sinistrés et leurs ayants droits, n’a pas pu accéder au logement de compensation, malgré son recensement. Frappés soi-disant par les « délais de forclusion » pour la déclaration de dommages immobiliers. Quelle injustice quand on regarde aujourd’hui que la majorité des bénéficiaires des habitations, construit en grande partie avec l’aide des gouvernements européens, ne sont nullement des rescapés du séisme d’Agadir.

Le Regreté Mohamed V avec les rescapés, tout un symbole.


Les différents centres commerciaux construit et destinés à compenser la perte des locaux des commerçants aux quartiers de FOUNTI, d’AGADIR OUFELLA, d’IHCHACHE et de TALBORJT ont été attribués en grande partie à des personnes non sénestre.

L’exemple de l’Immeuble « A » et de son complexe, reste toujours un énigme jusqu’à nos jours, construit au profit des sinistré du séisme avec l’aide du gouvernement des Pays Bas, mais quelques notables municipaux de l’époque et des mains invisibles ont profités de la confusion de la situation et se sont servit au lieu de servir. Aucun ayant droit n’habite ce bâtiment et le dossier de cette affaire est toujours en litige !!!!!

Nous reviendrons plus en détail dans nos prochaines éditions, et nous vous rappelons que vos écrits, vos photos de famille, des photos du séisme, des documents, des journaux, tout sera grandement apprécié et apportera une richesse de plus à notre histoire. Nous vous invitons à prier à la mémoire de nos chers disparus du cette maudite nuit du 29 Février 1960 et qu’ils reposent en paix amen.

mardi 26 février 2008

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MINISTRE D'ETAT A L'INTERIEUR DU ROYAUME DU MAROC

Monsieur Le Ministre d’Etat à l’Intérieur,

Nous avons l'honneur de se présenter très respectueusement par la présente comme Association des anciens rescapés de l'Ancien Quartier de Founti, détruit par le tremblement de terre qui avait frappé la Ville d'Agadir en 1960, regroupant à ce jours plus de 500 membres. Constituée le 12/12/2006 conformément aux lois et législations en vigueurs.






L'Association Ahl Founti d'Agadir a désignée en collaboration avec les anciens gérants du Darih de Sidi Boulknadel le 17 Mars 2007, une commission dont la charge est de gérer ce lieu saint avec abnégation et en toute transparence. Cette responsabilité qui a été toujours assurée par une commission désignée entre les descendants de la Zawiya de Founti, avec l'accord et la satisfaction absolue de tous les Guides de la dynastie Alaouites et de leurs gouvernements respectueux.

Etant donné les graves problèmes que nous avons constatés: infrastructures défectueuses, équipements hors d'usage, habitations illicites, occupation des lieux par des vagabonds et des ivrognes..... Et conformément à nos attributions défini par le P.V. de réunion avec Monsieur le Gouverneur de Sa Majesté le Roi sur la province d'Agadir et homologué par le Ministère de l'Intérieur et le Ministère des Affaires Islamiques et des Habous (Copie du PV - Pièce jointe n°2), nous avons décidé entre autres d'instaurer une équipe de sécurité au sien de la Zawiya (Copie du PV de réunion – Pièce jointe n°3).

Pièce jointe n°2



Pièce jointe n°3


Nous avons entamés plusieurs réunions avec le Chef du Discret d'Anza dans le cadre de coordination avec les autorités locales pour trouver des solutions aux problèmes constatés sur les lieux du Saint, malheureusement aucune aide nous nous a été allouée, et même Monsieur Abdelhakim ZAGUINE le Caid d'Arrondissement à Anza nous a toujours refusé toutes actions.

Aussi l’ancien gardien, que nous avons écarté a fait venir plusieurs membres de sa famille pour les faire habiter dans lieux du Saint, malgré que la zone soit interdite par la loi à toutes habitations. Refus de fermeture d’un local commercial exploité sans aucune autorisation.

Aucune suite n’avait été donnée à notre plainte déposée au 1er arrondissement de Police d’Anza pour infraction de vol de la caisse du Darih. Au contraire plusieurs provocations et des agressions envers des visiteurs et des membres de notre association ont été constatées et se multipliés par les profiteurs qui n’ont pas intérêt à ce que les choses s’améliorent.

Nous avons aussi été surpris de la réaction de Mr. Le Caïd d’Anza qui s’est permis de démonter une banderole que notre Association a érigée à l’entrée du Darih, afin de saluer l’arrivée de Sa Majesté Le Roi Mohamed VI et de Lui exprimer notre attachement et notre allégeance à Sa Personne. Ceci s’est passé le matin du 08/06/2007 devant l’étonnement général et sans aucune explication (Photos – Pièce jointe n°4). Nous avons au préalable reçu l’autorisation du président du Conseil Municipal d’Agadir (Copie – Pièce jointe n°5) et l’autorisation du Président du District Urbain d’Anza (Copie – Pièce jointe n°6).

Pièce joint n°4

Pièce jointe n°5



Pièce jointe n°6



Le 10/06/07, Sa Majesté le Roi MOHAMED VI que Dieu le glorifié, a honoré le Saint Sidi Boulknadel, En envoyant une délégation pour déposer le cadeau de Sa Majesté dans la caisse du Darih. Après le départ des envoyés de Sa Majesté, l’assistance a été surpris par l’arrivée de Mr. Le Caid accompagné de l’ancien gardien à qui, il lui donné l’ordre d’enlever par force le cadenas de la caisse du Saint et de le remplacer par un autre cadenas. Après l’exécution de cette nouvelle infraction devant une nombreuse assistance, l’ancien gardien a remet les clefs à Mr. Le Caid.

Aujourd’hui une Association a été crée par le frère de l’ancien gardien et nous a été imposée par force et d’une façon légalement déguisée pour nous empêcher d’exercer convenablement nos attributions. En plus des intimidations et des menaces, Ils ont même recours à des agressions contre nos agents de sécurités dont un agent est encours hospitalisé à l’hôpital Hassan II d’Agadir.

Notre courrier n’a rien de conventionnel mais contient la vérité pour laquelle nous avons des preuves et des témoins, que nous mettront à la disposition d’une commission d’enquête de votre ministère que nous vous sollicitons de désigner dans les plus brefs délais.


Le Président de l’Association
Ahl Founti d’Agadir

lundi 25 février 2008

LETTRE DES "AIT FOUNTI"

Dans son histoire, FOUNTI était une bourgade modeste des pêcheurs et a était le but des batailles rivalisant entre les tribus locaux et pouvoirs étrangers, sa baie a été un point de fixation pour les sédentaires, et se nomme "El-arba Imsguine". Elle est situé au nord d’une région particulièrement favorisée par la nature et que l’on peut considérer à juste titre comme l’un des vergers du Maroc.
Au 16ème siècle un capitaine portugais, Juan Lopez de Segura, qui commerçait avec les « Mesguini », l’appelle dans ses lettres « Founti » qui veut dire en portugais « source ». En 1505, les portugais établissent une forteresse qu’ils ont appelés « Santa Crus du Cap de Gué », et qui commandait les routes terrestres et maritimes vers l’Afrique occidentale.

La riche plaine du souss, a permet aux sultants Saadiens d’assurer l’age d’or de la région du souss massa, jusqu’au 17ème siècle, par la construction d’un port au pied la colline de FOUNTI en 1571, qui était connue par l’exportation des dettes, cires, épices, la canne à sucre et l’or, en plus de l’activité de la pêche artisanale, En 1572, la Casbah fut construite au sommet de la colline.

En 1746, les Hollandais installèrent un comptoir au pied de la casbah sous l'autorité du sultan. En 1773, il a été décidé de fermer le port à toutes activités commerciales, en vue de punir la population rebelle. FOUNTI et sa région tombe dans un sommeil liturgique jusqu’à ce que le nom d'Agadir fasse les gros titres en 1911. L’Allemagnes envoi un croiseur de guerre « LE PANTHER » dans la rade d’Agadir, ou il essaie d’installer une base navale. La France s’oppose et négocie un accord avec l’Allemagne pour éviter une guerre.






J’évoque ce résumé d’une partie de l’histoire de notre ville pour démonter que la région du Souss a été complètement abandonnée à son sort depuis 1773. Et c’est grâce à un poignet d’habitant que la ville d’Agadir a vu le jour. Quelques commerçants français, pêcheurs espagnoles et portugais résident au vieux quartier de "FOUNTI", et à la vieille Kasbah « Agadir Oufella ». Un entrepreneur Fernand Barutel et un restaurateur Paul Gautier et quelques autres pionniers de FOUNTI seront les artisans de ce qui sera bientôt une ville. Les familles Ait Oubaid, Ait Goulferni, Ait Oumzil, Ait Iboudrarne, Ait Ougourame et autres, ont participé activement au développement de FOUNTI et par la suite avec les autorités françaises installées dans la ville, officiellement, à partir de 1913.



Décennie après décennie, dans une grande sérénité et un bonheur intense, une ville s’est construite, avec une image que beaucoup de cités lui envient alors qu’elle-même poursuit son itinéraire, presque indifférente aux éloges et aux regards qui se veulent charmeurs, comme si le fait d’être belle et de plaire lui étaient si foncièrement naturels.
Les quartiers de Founti, d’Agadir Oufella, d’Ihchache, de Teldi et de Talborjt, sont nés d’abord par la volonté et les moyens de ses habitants qui ont décidé d’en faire une ville ouverte sur le monde avec une communauté pluriethnique et multiconfessionnelle. La convivialité et sens de l’hospitalité furent les maîtres atouts de notre chère ville d’AGADIR.



Cependant, comme dans la vie des gens et des choses, par des concours de circonstances diverses, même pour une ville si douée pour le bonheur, la crualité du destin frappe de plein fouet la nuit du 29 Février 1960. A 23 h 47 un violent tremblement de terre ravage une grande partie de la ville. Quinze seconde ont suffit à anéantir tous les efforts des décennies précédentes. Plus de vingt cinq mille personnes trouveront la mort dans le séisme et la majorité des habitations sera détruite.
Nous pouvons supposer que tout dorme calmement peu avant le minuit de cette maudite nuit, quand soudain le destin avec un coup violent frappait à la porte. Quinze secondes, non plus, mais longtemps comme l'éternité. Après l'une des catastrophes les plus atroces de l'histoire de ce pays. La petite ville d’Agadir devient, un cimetière pour plus de 15.000 âmes qui sont restés enterrés sous les ruines. Plus de 10.000 cadavres de disparus ont été entrées d’une façon ou d’une autres dans deux endroits déférents.

Aujourd'hui, nous avons un sentiment identitaire quand nous pensons à notre cité, à la façon dont nous avons été éduqué, aux valeurs et aux réflexes, comme la curiosité de l’autre, que cette ville nous a donnés. Agadir nous a donné aussi, cette capacité d’être curieux de l’autre et de l’accepter comme il est sans avoir à lui demander de nous ressembler pour être notre ami.

Nous évoquions cette odeur humide, silencieuse, engloutie, qui nous prenait quand nous montions les ruelles de notre cher quartier de FOUNTI, dans une pénombre quasi irréelle, les yeux rivés sur la baie. Et les voix des amis d’enfance, des voisins et de nos mères au foulard noir avec des bandes rouges qui enserrait leurs têtes, nous les entendions raconter avec fiertés les exploits des habitants originaires d’Agadir, Les Gadiris.

Nous devrons agir aujourd’hui, pour que cette période ne meure jamais, et pour que notre mémoire ne disparaisse pas, et pour que notre enfance ne s’en aille pas trop tôt, et que l’âme des disparus restera pour toujours, pluriethnique et multiconfessionnelle, au sien de l'Association Ahl Founti d'Agadir.
L'Association Ahl Founti d'Agadir qui a vu le jour le 12 Décembre 2006, est constituée des Gadiris natifs du quartier de FOUNTI ou de leurs descendants, pour mettre en commun, d'une façon permanente leurs connaissances ou leurs activités pour sauvegarder le patrimoine historique, culturel, social et territorial du village de FOUNTI, victime du terrible tremblement de terre de la nuit du 29 Février 1960.

Les membres du bureau de l'Association souhaitent la bienvenue à tous les Gadiris à travers le monde et à touts les solidaires avec les victimes de la terrible catastrophe d'Agadir.




جـمـعيـة أهـل فـونتـي بأگــاديـر


ASSOCIATION
AHL FOUNTI
D'AGADIR